Friday, February 24, 2006

Neuvième partie

EXT. GHETTO. JOUR

HELENE est en train de courir dans la direction de la roue.

EXT. PARC D'ATTRACTION. SOIR

Quelques heures plus tard. PAUL et HENRI visitent des stands loin de la roue. PAUL est souriant et amical. HENRI semble presque détendu. Ils sont en train de parler.

PAUL (riant)
…Je suis fatigué. Il y a tant de travail!

HENRI
Oui, c'est vrai...

PAUL
Mais on ne va pas s'en plaindre... Tu es pressé?

HENRI
Un peu, oui…

HENRI
Tu as bien une heure?

HENRI hésite.

PAUL (convaincant)
Allez, une heure! C'est pas long… Je vais bientôt te rendre ta liberté et tu pourras rentrer chez toi. J'ai une dernière chose à te montrer... C'est un cadeau... pour me faire pardonner pour l'autre jour... Mais tu sais, c'était aussi dans ton intérêt... Le père du gamin nous a donné une jolie somme!

HENRI
Un cadeau...?

PAUL
Oui et j'ai même prévu du champagne! Viens voir!

PAUL entraîne HENRI vers la roue.

EXT. VILLE. NUIT

HELENE, essoufflée, court dans les rues de la ville vers le parc d'attraction dont elle n'est plus loin.

INT. CABINE. OBSCURITE

HENRI entre seul et ne voit rien. Soudain, la cabine s'éclaire. HENRI se frotte longuement les yeux et les écarquille. Au milieu de la pièce, se trouvent les corps de petits GARÇONS en slip. On les a endormi et ils sont décorés de guirlandes. Une musique de fête commence. HENRI est choqué. Il s'approche des ENFANTS, commence à retirer les guirlandes.

INTERPHONE (voix de PAUL)
Alors Henri, heureux?

HENRI (interloqué, mécontent et fort)
Heureux?!

INTERPHONE (voix de PAUL)
Ne le prends pas mal si je suis au courant... Je ne veux que ton bonheur, tu sais... Amuse-toi bien!

HENRI ne semble pas comprendre. Puis il se déplace rapidement vers l'interphone.

HENRI
Paul?

INTERPHONE (voix du GUICHETIER)
Oui, mon commandant?

HENRI
Passe moi le préfet, s'il te plaît!

INTERPHONE (voix du GUICHETIER)
C'est impossible!

HENRI (furieux)
Va le chercher!

INTERPHONE (voix du GUICHETIER)
Il est aussi monté dans une nacelle! Je ne peux pas le déranger, je suis désolé!

HENRI, énervé, éteint l'interphone.

HENRI (dégoûté)
Mais qu'est-ce que çà veut dire? Qu'est-ce qu'il veut que je fasse?

HENRI retourne vers les GARÇONS et continue à retirer les guirlandes jusqu'à ce qu'il aperçoive soudain PIERRE.

EXT. PLACE DU PARC. NUIT

HELENE arrive sur la place à l'extérieur du parc d'attraction et regarde tous les CLIENTS d'un air affolé. Personne ne la remarque. Elle se dirige vers des camions militaires qui sont garés près du portail.

INT. CABINE. LUMIERE ELECTRIQUE

Une heure plus tard, les GARÇONS sont réveillés. La plupart pleurent et se cachent dans les coins de la cabine. HENRI essaie de les consoler et tient PIERRE dans ses bras. La cabine s'immobilise. PAUL entre le sourire aux lèvres.

PAUL (compatissant)
Tu t'es bien amusé?

HENRI le regarde avec étonnement. PAUL regarde PIERRE qui sourit à HENRI.

PAUL (ironique)
Je savais que c'était ton préféré!

HENRI (énervé)
Paul! Qu'est-ce que c'est que cette mascarade? Que voulais-tu que je fasse de ces gosses?

PAUL (ironique)
Ce que bon te semblait...

HENRI
Mais je ne suis pas pédophile! Je n'irai pas badigeonner de mes vices quelque chose d'aussi pur!... Des enfants? Non! Je pense plutôt aux femmes...

PAUL regarde encore PIERRE avec inquiétude

PAUL (déçu)
Tu ne les désires pas? Tu n'aurais pas dû te priver… Il y a mille et une façons de s'en débarrasser…

HENRI
Mais je m'en fous!

PAUL
Moi pas… Attends! Je sors… Je reviens dans un instant… Je vais appeler les autres!

EXT. CABINE. NUIT

PAUL entre dans la cabine avec des MILITAIRES, deux bouteilles de champagne et deux coupes.


INT. CABINE. LUMIERE ELECTRIQUE

PAUL et des MILITAIRES se déplacent vers la table et vont y poser les deux bouteilles de champagne et les verres. Les MILITAIRES semblent comblés, se frottent les mains et sourient aux ENFANTS.

PAUL (aux MILITAIRES)
Vous allez être content! Ils sont pour vous!

PAUL (à HENRI, riant et très amical)
Henri, je suis désolé pour cette regrettable erreur. Je pensais te faire plaisir... Il reste quand même le champagne…

MILITAIRES (ironiques)
Ils sont mignons...

Les MILITAIRES entourent PAUL qui verse du champagne dans les deux verres. HENRI ne peut pas voir PAUL qui verse discrètement un liquide dans un des verres.

PAUL (aux MILITAIRES, riant)
Le reste de la bouteille est à vous!

Les MILITAIRES se partagent le reste de la bouteille en buvant au goulot. PAUL s'avance vers HENRI avec les deux verres et lui en tend un.

INT. CAMION. NUIT

HELENE fouille dans un camion militaire. Elle y trouve une chaussure d'ENFANT et comprend que le groupe d'ENFANTS a été emmené dans le parc. Elle se met à pleurer.

HELENE (à elle-même)
Pourquoi Pierre?

INT. CABINE. LUMIERE ELECTRIQUE

HENRI se laisse gagner par la bonne humeur et se met à sourire à son tour à cause de la drogue qu'il a bu.

PAUL
Je suis vraiment désolé… Tu ne m'en veux pas?

HENRI (riant)
Tu peux toujours te rattraper... N'oublie pas ce que sont mes goûts...

PAUL (souriant)
J'y songerais...


PAUL (aux MILITAIRES, hurlant)
Occupons nous des gosses!

Les MILITAIRES, hilares et déments, se ruent sur les ENFANTS.

On ne voit plus que le visage d'HENRI qui est partagé entre le rire et l'horreur. Il s'assoit par terre et ne participe pas. Il entend les cris des ENFANTS. Soudain PAUL s'approche de lui et lui prend PIERRE des bras qui résiste et s'accroche à HENRI. HENRI semble impuissant, hébété et ne le retient pas. Un instant plus tard. PAUL s'approche d'HENRI, lui prend la main et le soulève.


PAUL (souriant)
Henri! Viens, il en reste encore!

HENRI regarde PAUL et rit aussi d'un air bête.

HENRI (riant et divaguant)
Encore de mon cadeau?

EXT. PLACE DU PARC. NUIT

Plus tard, une voiture décapotable sort lentement du parc. Quelques MILITAIRES y sont assis. HENRI est à l'arrière sur un des côtés tandis que PAUL est au volant. Tout le monde rit. HELENE qui était restée cachée dans un camion, lève la tête et les voit quand ils passent le portail. Elle les a entendu rire. Elle aperçoit le visage d'HENRI.

UN MILITAIRE (riant):
C'est trop facile des gamins! Çà crève trop vite.

Les AUTRES se mettent à rire et HELENE à pleurer.

INT. APPARTEMENT. MATIN

On sonne à la porte. SOPHIE va ouvrir. PAUL entre.

SOPHIE
Bonjour Paul!

PAUL
Bonjour Sophie! Est-ce qu'il dort toujours?

SOPHIE
Il vient juste de se réveiller. Il ne semble pas se souvenir de quoi que ce soit.

PAUL
Tant mieux! Je vais m'occuper de lui aujourd'hui. Hier, çà ne s'est pas passé tout à fait comme prévu... Je vais essayer de me rattraper...

PAUL et SOPHIE entrent dans la chambre. HENRI a les yeux ouverts et semble absent.

HENRI
Bonjour, Paul! Qu'est-ce que tu fais là?

PAUL
Je venais te rendre une petite visite… Comment çà va?

HENRI
Je me sens pas très bien...

PAUL (rassurant)
Ah... Mais c'est normal!… Çà va bientôt passer...

EXT. PLACE DU GHETTO. NUIT

Le même jour, HELENE se cache parmi les CLIENTS, observe et suit un camion militaire qui roule très lentement vers le portail. Les MILITAIRES du camion sont occupés à se frayer un passage à travers la foule. A l'arrière, les victimes sont des jeunes FEMMES sales et mal habillées qu'on a endormies. Le camion s'arrête un instant. HELENE en profite pour se placer en dessous et s'y accrocher. Le camion repart lentement et roule jusqu'à la roue. Les MILITAIRES sortent les FEMMES et les mettent en tas sur un chariot sensé pouvoir les transporter. HELENE tombe de sa cachette et attire l'attention. Les MILITAIRES arrivent et la voient.

UN MILITAIRE (aux AUTRES)
Une anifiste du groupe qui s'était planquée!...

HELENE tente de s'enfuir et le MILITAIRE la rattrape. Un MEDECIN militaire s'approche d'eux.

MEDECIN (au MILITAIRE)
Les autres sont sensées se réveiller dans combien de temps?

MILITAIRE
...Dans un quart d'heure environ...

MEDECIN
...Alors, on va juste lui injecter un petit tranquillisant...

Le MEDECIN fait une piqûre à HELENE qui crie, se débat puis s'endort. Le MEDECIN la tend au MILITAIRE qui la porte sur le tas et la place au dessus des autres.

MEDECIN (au MILITAIRE)
...Heureusement que çà ne s'est pas su!... Avec une telle erreur professionnelle, vous auriez pu avoir de sérieux emmerdes...

Le MILITAIRE se retourne et regarde le MEDECIN.

MILITAIRE
Merci!

MEDECIN
Mais de rien!

INT. BATIMENT DE PREPARATION. LUMIERE ELECTRIQUE

Des MILITAIRES y transportent les FEMMES. Ils entrent dans des salles où il y a soit des grands éviers et de larges tables soit des costumes féminins. Dans les salles, il y a déjà des femmes MILITAIRES qui lavent et déguisent les FEMMES encore endormie comme pour un bal masqué. On leur met du sparadrap sur la bouche pour qu'elles ne puissent pas crier plus tard quand elles se réveilleront. HELENE, qui a déjà été lavée, se fait déguiser avec une belle robe rouge.



INT. IMMEUBLE SCIENTIFIQUE. LUMIERE ELECTRIQUE

PAUL, MARIANNE, HENRI et SOPHIE se trouvent au rez-de-chaussée. Ils discutent gaiement. HENRI semble bizarre.

MARIANNE (à SOPHIE)
C'est donc là que nos maris passent le plus clair de leur temps...

SOPHIE
On n'ira pas s'en plaindre... On en profite aussi bien de temps en temps...

MARIANNE (à HENRI et SOPHIE)
Et quels sont vos pêchés mignons?

SOPHIE (riant)
Faire souffrir des vieilles femmes laides!

HENRI reste silencieux. SOPHIE le regarde.

SOPHIE (taquine et ironique)
Henri... lui... ce qu'il aime... par dessus tout... c'est... les masques!

HENRI (souriant)
Ne me demandez pas d'explication...

PAUL (à HENRI, souriant)
On va tâcher de comprendre tout à l'heure... si tu acceptes que nous t'accompagnons, bien-sûr... Entre amis et femme, on devrait arriver à en trouver une d'explication...

HENRI fait semblant d'hésiter un peu...

MARIANNE (souriante et suppliante)
Allez, Henri!...

HENRI (riant)
Si ma femme me le demande...

SOPHIE fait mine d'hésiter. Les AUTRES restent suspendus à ses lèvres.

SOPHIE (éclate de rire)
Mais bien-sûr...

Tout le monde rit.

Fondu en bleu.

INT. CABINE. LUMIERE ELECTRIQUE

Les FEMMES déguisées et masquées sont debout et face aux murs de la cabine où sont accrochés des couteaux. Elles ont les pieds et les mains ligotés. A l'écart, sur la table, sont posés entre autres choses des seringues de tranquillisant et un revolver. PAUL, MARIANNE, HENRI et SOPHIE se tiennent debout à l'entrée de la cabine dont la porte est fermée. Ils sont froid, sérieux et fiers d'eux. Il y a une musique forte.

SOPHIE (à HENRI, souriante)
Je peux me permettre...?

HENRI
Je t'en prie...

SOPHIE s'avance vers une des FEMMES, la retourne violemment et retire son masque. On voit son visage affolé et le sparadrap sur sa bouche. SOPHIE lui fait une grimace puis se retourne vers ses AMIS.

SOPHIE (déçue)
Elle n'est pas bien belle...

SOPHIE retourne la FEMME face au mur.

PAUL réfléchit et regarde HENRI.

PAUL (à SOPHIE)
Apparemment, çà n'est pas l'important...

MARIANNE (à HENRI, hésitante)
On ne les voit pas… On ne les entend pas... Aurais-tu peur des femmes, Henri? Tu n'as pas confiance en toi ou quoi...?

SOPHIE (à ses AMIS, ironique)
Je peux vous assurer que ce n'est pas çà... Henri ne me cloître pas... Il ne me force pas à me couvrir le visage.

HENRI sourit.

PAUL (à SOPHIE)
Oui, mais regarde… Henri leur retire toute leur identité. On se comporte comme çà que face à des femmes que l'on craint... quand on a peur de ne pas avoir assez d'influence sur elles parce qu'on se sent faible...

HENRI va baisser le son de la musique.

PAUL (à HENRI, riant)
Tu es impuissant?

HENRI (riant)
Non, pas du tout...! Je vais vous donner un indice… Je le leur demande de trouver quelque chose d'intéressant à me dire. Je les laisse réfléchir...

SOPHIE
Pourquoi tous ces couteaux... Tu ne te contentes pas de leur jolies phrases apparemment...

HENRI (vif)
Parce que je veux savoir ce qu'elles ont dans les tripes!

SOPHIE
Ah, çà y est! J'ai compris…!

PAUL et MARIANNE la regarde.

SOPHIE (à PAUL et à MARIANNE)
Je vais vous montrer!

SOPHIE (aux FEMMES, ironique et fière)
Mesdames, mesdemoiselles, préparez-vous à nous prouver ce que vous valez! Préparez-nous vos messages d'adieu.

SOPHIE se déplace vers un mur et prend un couteau. Elle s'approche d'une FEMME qu'elle retourne face à elle et fait bouger son couteau devant son masque qu'elle arrache soudain.

SOPHIE
Si tu ne trouves pas quelque chose d'intéressant à me dire, je vais te tuer!... Je te donne dix secondes pour me donner une réponse... Tu n'as qu'à hocher la tête pour me dire quand tu seras prête... Passé ce délai, je devrais te poignarder... Un, deux, trois, quatre, ...

La FEMME fait signe que oui avec sa tête. SOPHIE se retourne vers les autres qui rient à part HENRI qui ne prend plus sa quête à la rigolade.

SOPHIE
Ah.... Eh bien, je ne demande qu'à vérifier...

SOPHIE arrache le sparadrap et attend. La FEMME se met à sangloter.

SOPHIE (rapide)
Cinq, six, sept, huit, neuf et dix! Rien?

La FEMME continue à hurler et SOPHIE la poignarde. Les autres FEMMES sursautent et gémissent. HELENE, folle de rage, sautille vers HENRI, tombe et se tortille sur le sol. PAUL s'esclaffe, va chercher un couteau et s'avance vers elle.

HENRI (à PAUL, vif)
Non, laisse la moi!

PAUL
D'accord.

PAUL se dirige vers une autre FEMME et MARIANNE le rejoint. PAUL lui arrache son masque, son sparadrap et attend.

FEMME
Egalité!

PAUL (ironique)
Ridicule!

PAUL poignarde la FEMME et puis regarde MARIANNE qui sourit. MARIANNE l'imite et SOPHIE continue. Pendant ce temps là, HENRI se dirige vers HELENE.

SOPHIE (à une FEMME)
Alors?

FEMME
Aimez-vous en nous respectant!

SOPHIE
Stupide!

SOPHIE la poignarde.

MARIANNE
Un, deux,...

FEMME
...

MARIANNE
Rien?

MARIANNE la poignarde.


FEMME (râle)
Ahhhhhhhh

MARIANNE (riant)
Mieux... mieux!

HENRI regarde HELENE. Il lui retire son masque. Elle pleure. PAUL arrive et retire le sparadrap.

PAUL
Voyons ce qu'elle a d'intéressant à dire celle-là...!

HENRI ne remarque pas PAUL et se contente de regarder HELENE avec effroi. Comme elle reste silencieuse, PAUL se met à ricaner.

PAUL
Elle est aussi insignifiante que les autres…

PAUL poignarde HELENE et s'en va aussitôt alors que des FEMMES affolées courent autour d'HENRI.

HELENE (à HENRI, râlant)
…Bas les masques!…

HENRI (désespéré)
Non!… Hélèna!

HELENE (chuchotant)
Tu as tué Pierre, hier…

HENRI presse HELENE contre lui tandis qu'elle meurt.

HENRI
Non pas çà… Pitié!

Il se redresse, titube et la lache. HELENE retombe inanimée sur le sol. HENRI regarde ses AMIS avec terreur. Il se met soudain à hurler comme un dément.

HENRI
Non….!

HENRI s'approche de PAUL et de MARIANNE qui, choqués par son attitude, n'ont pas le temps de réagir. HENRI arrache le couteau des mains de PAUL, se jette sur eux et les tue avec rage. Pendant ce temps, SOPHIE se dirige vers la table. Elle hésite à prendre le revolver et saisit une seringue. Elle se jette sur HENRI et lui fait une injection dans le dos. Elle se recule ensuite vers le fond de la cabine. HENRI se retourne fou de rage et s'avance vers SOPHIE pour l'assassiner. Il titube et s'écroule. On voit ses yeux grand ouverts et fixes. SOPHIE se précipite vers l'interphone.

INTERPHONE (voix du GUICHETIER, tranquille et aimable)
Nous vous descendons?

SOPHIE (hurlant)
Oui, c'est une catastrophe… Henri a…

SOPHIE hésite.

SOPHIE
Le général, sa femme et mon mari ont été attaqués!

INTERPHONE (voix du GUICHETIER, affolé)
C'est pas vrai? Nous vous descendons!

EXT. ROUE. NUIT

Au pied de la roue qui vient juste de s'arrêter avec beaucoup de bruit, il y a des ambulances dont les sirènes hurlent. Tout le monde est affolé.

INT. AMBULANCE. LUMIERE ELECTRIQUE

HENRI est allongé sur une civière. On entend les bruits de son cœur qui bat. Le bruit va s'amplifier jusqu'à la fin de la scène. Des INFIRMIERS s'affairent autour de lui. SOPHIE, un peu choquée, est assise à ses côtés.

UN INFIRMIER (à SOPHIE)
Il n'a rien eu à part une injection, n'est-ce pas?

SOPHIE
Non, mais il a été profondément choqué. Je désire qu'on le réhabilite dans un centre de soin spécialisé.

INFIRMIERMais bien entendu, madame…

SOPHIE regarde à l'arrière et voit deux autres ambulances qui les suivent. Elle sourit froidement. Les dernières images sont en accéléré. L'image devient floue. Le bruit du cœur d'HENRI est de plus en plus fort.

Fondu vers…


EX. JARDIN. JOUR

…les applaudissement de la PETITE-FILLE qui dansait dans l'hôpital psychiatrique au début. Puis l'image devient plus nette et on la voit danser. Le vieil HENRI vient de vivre (histoire du film) une rapide remémoration pre mortem de sa vie. Les images en accéléré de la scène précédente le soulignait. Il écarquille les yeux.

La roue apparaît une dernière fois. Elle est bleue et tourne de plus en plus vite. On entend en même temps des gémissements de souffrants. Soudain, elle explose.

HENRI est victime d'une attaque cardiaque. SOPHIE s'approche de lui, prend sa PETITE-FILLE dans ses bras et la calme. Puis elle sourit, froide et calme.

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